PUCE À L'OREILLE FEYDEAU

MISE EN SCENE / ANTHONY MAGNIER
DISTRIBUTION EN COURS

La Puce à l'oreille

Raymonde Chandebise, qui est jalouse, croit que son mari, Victor-Emmanuel, directeur de la Boston Life Company, la trompe. C’est son inactivité sexuelle qui lui a mis « la puce à l’oreille ». Lucienne, mariée au bouillant Homenidès, accepte d'écrire un mot parfumé à Monsieur Chantedebise. Raymonde se faisant passer pour une inconnue, donne rendez-vous à son mari à l’Hotel du Minet Galant à Montretout. Chandebise décide d’envoyer à sa place Tournel secrètement amoureux de madame Chantebise. Tournel flatté, se vante de la lettre devant Homenidès qui reconnaît l'écriture de sa femme et se précipite à l'hôtel pour se venger. Entre temps Camille, le cousin de Monsieur Chantebise qui souffre d’un trouble du langage bien particulier, tente de prévenir Tournel. Après ces quiproquos, tous se retrouvent à l’hôtel. La mécanique s’emballe, défile alors personnages excentriques et situations burlesques avec portes qui claquent et lits à tournette, les couples se retrouvent dans de mauvais bras et de mauvais draps.

NOTE D'INTENTION 1/2

18 août 2020, 

 

A l’heure où j’écris, nous sommes encore en pleine crise sanitaire, nous ne savons pas si il y aura une deuxième vague.

Nous vivons une année déroutante, qui nous a plongé dans un grand inconnu. 

Qu’elle soit réelle ou exagérée, nous ne savons pas quand et comment nous allons sortir de cette crise, sanitaire, économique et culturelle. Combien de temps allons-nous vivre ainsi ?

Je ne croise que des visages masqués derrière lesquels se lisent l’angoisse et parfois la méfiance.

Le monde a changé.

Peut être que cette crise nous donnera envie de faire plus attention à notre planète, que la flagrance de notre vulnérabilité nous rendra plus sage… Je l’espère !!

 

Les théâtres ont été fermés, ils ré-ouvrent doucement, craintivement.

Les spectateurs se questionnent, entre peur et envie.

Les acteurs se demandent s’ils doivent jouer masqués, distanciés, si tout cela a un sens.

Je ne suis pas monté sur scène depuis mars, je n’avais jamais connu une interruption aussi longue dans mon métier.

La scène me manque, le public me manque, mes camarades me manquent, l’excitation d’avant le spectacle, les rires des spectateurs, leurs respirations retenues, leurs sourires, leurs larmes, leurs applaudissements, les échanges après le spectacle, les repas partagés… tout cela me manque. Le théâtre me manque.

NOTE D'INTENTION 2/2

Alors que faire ?

Préparer nos retrouvailles, rêver à de nouveaux projets, avoir envie d’être encore plus fou, plus audacieux, plus joyeux, plus vivant, plus vrai.

Nous rappeler que rien n’est plus beau que de partager ces moments ensemble, nous sentir rire et vibrer dans une même salle, avec ou sans masques, sentir que nous avons besoin les uns des autres, que nous nous manquons trop, que le monde est trop triste et terne derrière ces bouts de tissus ou de papier qui nous couvrent le visage.

 

J’ai envie que nous riions ensemble, encore plus fort, encore plus longtemps, que nous riions pour expulser toutes ces heures angoissantes que nous traversons.

Alors évidemment Feydeau !! 

Il est depuis quatre spectacles, un fidèle compagnon de la compagnie Viva. 

Il nous offre avec “La Puce à l’Oreille” un terrain de jeu encore plus fou, mêlant l’absurde au grotesque, la comédie au ridicule. Un terrain de jeu où plus que jamais le plaisir sera au centre, celui des acteurs, celui des spectateurs. Plaisir de bousculer les clichés du vaudeville, de rendre hommage à Feydeau en le débarrassant des quelques grains de poussière que les années ont déposé. Faire revivre Feydeau pour qu’il nous redonne de sa folie et de son énergie.

 

Ce spectacle verra le jour dans un an, où en serons-nous ? Je ne sais pas… mais je sais que j’ai une furieuse envie de monter sur scène avec mes camarades et de crier encore une fois, encore plus fort : Vive le théâtre !!!

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